Ne pas parler sans savoir.
Il est toujours plus facile de parler des autres lorsque l’on ne les connaît pas. Souvent, on a dit que mon engagement politique aurait un lien avec ma famille, avec mes origines. À tort.
Voici la véritable histoire.
Mon histoire, la vraie.
Je suis né un dimanche d’octobre 2003, au sein d’une famille aimante. Une « famille de blancs », comme disent les racialistes. Mon enfance je l’ai passée en Normandie, dans le Pays d’Auge au coeur de nos territoires. C’est là que j’ai tissé mes premiers liens, vécu mes premières expériences.
Mon père, ouvrier et ma mère, fonctionnaire depuis plus de vingt ans, m’ont tout donné. Tous deux sont nés en France, dans les années 1960. Mon propre grand-père fut résistant durant la Seconde guerre mondiale, et fait prisonnier. J’ai reçu de mes parents une éducation profondément française, dans le respect des autres, de la loi et de notre pays dont j’ai reçu tout l’amour.
Issu d’une famille non-politisée, mon engagement politique est de ma propre initiative. Pour moi, c’est très clair : les origines ne sont pas un sujet. Qualifier une personne de « vendu » est un acte raciste, car c’est la réduire à la couleur de sa peau et considérer qu’elle « trahit » celle-ci. L’essentialisation est une composante du racisme, qu’on le veuille ou non.
Non, je ne suis pas « avant tout noir et africain ».Je suis avant tout un français, un être humain, un citoyen et je ne cesserai jamais de dire que ceux qui voient autre chose en moi qu’un français comme les autres ne sont ni plus ni moins... au moins racialistes.
J’ai eu un parcours scolaire simple, avec une passion prononcée (et qui demeure) pour l’histoire et le français comme matières d’enseignement dès le collège. Au lycée, j’ai suivi une scolarité basique. Depuis 2021, j’étudie le droit en licence au sein de l’Université de Caen-Normandie. Mais je souhaite et j’ai pour ambition, à l’avenir et même dès à présent, de m’engager en permanence pour mon seul et unique pays : la France.